Une poubelle de traditions

Le vendredi 22 décembre, Vincent Maisonneuve, de La Vérif, rapporte ceci : « Une étude démontre que 39 % des Canadiens ne saisissent pas vraiment l’avantage de payer plus que le montant minimum sur leur carte de crédit. »

Pire, il ajoute : « Près de la moitié des Canadiens se sentent obligés de dépenser pendant les fêtes, même si ces personnes savent qu’elles n’en ont pas les moyens. »

Oui, c’est ce qui arrive quand on vit sous le seuil de la pauvreté et qu’on se sent épuisé de justifier sa valeur sociale. Avec le temps, une tradition s’installe dans la jarnigoine : la culpabilité d’être pauvre.

Une grosse farce plate sans dinde. Une tradition à jeter à la poubelle.

On offre des cochonneries ou on recycle ses biens?

La folle du logis raconte :

« La période d’échanges de cadeaux approchait. Mon copain devait se préparer pour son événement. Nous avions sorti un panier du placard et du papier cadeau… usagé. Mon toc trie soigneusement les papiers par couleur, ajoute-t-elle en riant. »

Comme de bons indigents, les deux comparses ont répertorié quelques produits du terroir, en solde bien sûr, qu’ils ont magnifiquement emballés.

« À son retour, il est revenu avec un tube de pâte dentifrice à la gomme balloune et une brosse à dents Scoubidou! »

L’effort de cacher sa situation précaire peut soudainement se transformer en revers de fortune.

Père Noël, ne m’apporte plus de bébelles

Ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de déroger à son budget. Un GROS 20 $, peut devenir précieux pour qui le strict nécessaire apporte la paix.

« Le cadeau le plus intéressant que j’ai reçu a été une carte cadeau de chez Pharmaprix, durement gagnée dans une pige de cadeaux où il était permis de se voler entre collègues, raconte la folle du logis.

Je suis revenue chez moi, les bras chargés de choses tranquilles : du papier hygiénique, du savon, des cachets pour la tête, des vitamines… la paix! »

Dans le besoin, les bébelles inutiles sont gossantes!

Mensonges à bas prix

Parfois, les amis décident de tous se réunir au restaurant. Le mensonge pieux est parfois de mise pour dissimuler sa présence.

À l’occasion, c’est le protocole à appliquer pour éviter d’avoir l’air pingre. On se tanne à répéter à ses proches qu’on n’a pas les moyens. D’une année à l’autre, les personnes ont leurs limites – autant celui qui offre que celui qui reçoit.

Vient un temps où on comprend que « rester à la maison » écarte toutes tentations, envies, justifications…

Vient un temps, ensuite, où un petit bonheur tout simple se révèle : on arrive à se sentir bien, enfoui dans son fauteuil avec son bouquin, son chien et son verre de vin (c’est Noël, quand même!).

Il y a de bons côtés à la simplicité qu’inspire la pauvreté.

Alors, qu’allez-vous offrir, ce soir?

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Texte à corriger – d’après Maurice Grevisse

Notez que ce texte contient des erreurs. Pour plus d’information ou pour obtenir la version corrigée, consultez le texte Je suis bonne en français, moi? Les exercises orthographiques J’ai grand peur que vous ne vous effrayez des épreuves orthographiques que vos professeurs se sont plus à vous imposer. Quoique vous en disiez, quoique vous vous … Lire la suiteTexte à corriger – d’après Maurice Grevisse

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Je suis bonne en français, moi?


C’est mon premier cours avec cette professeure. Elle s’est à peine présentée et elle nous donne un texte à corriger. Je suis fébrile! Je sors mon crayon de plomb bien aiguisé, ma gomme à effacer, je suis prête, je suis bonne. Ça sent le cahier Canada neuf et le crédule espoir de la rentrée.

Un texte d’une page. Une création de monsieur Grevisse qu’elle a un peu modifiée. En tout, 18 lignes à corriger. Le dictionnaire est interdit.

Je survole le texte. À la première lecture, mon œil n’est pas blessé. Avec un peu plus d’attention, j’évite habilement quelques pièges tout en me disant que je suis probablement la seule à les avoir vus. Je relève 15 erreurs en tout et partout. C’est bon, c’est environ une faute par ligne. Je mâchouille mon crayon. Je suis excitée par le bon résultat que je me pronostique. Mon savoir-faire n’est pas donné à tout le monde! Ha ha! Que j’aime l’école!

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L’impostrophe, l’obsession du réviseur

L’apostrophe droite dite « chiure de mouche »

Jusqu’à ce que je suive un cours en révision linguistique, j’ignorais l’existence de l’apostrophe courbe (dite typographique). En fait, je ne savais pas que l’apostrophe droite (dite dactylographique) était cataloguée comme une « erreur » majeure. Pour certains, même, l’usage de l’apostrophe droite représente une « attaque à notre langue »! Plus d’un l’appellera « chiure de mouche » ou « impostrophe »[1].

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Sous le signe de la cigogne

Une histoire autistique made in China

Hiver 2015. L’avion pénètre dans le voile pollué de la Chine superstitieuse. Là où la tache de naissance, le sexe féminin et le moindre handicap portent malheur.

Une vingtaine de Québécois éprouvent des turbulences intérieures puisqu’ils vont enfin adopter leur fille. Parmi eux, j’accompagne Léa, 40 ans, qui espère ce moment depuis une décennie. Dix ans.

Cigogne sous la pluie

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Molécules en musique

Fugue de protéines en sol… agricole

Petite musique de nuit pour vaches à lait, suites de notes pour tomates et concombres, séquences sonores pour la prévention de maladies.
En France, il y aurait plus d’une centaine d’adeptes de la « génodique ».
Aperçu sur la portée réelle et musicale de ce procédé encore peu connu.

 

Moleculemusique-RecoveredLa lune du Languedoc-Roussillon se lève, les vaches écoutent du Mozart. Non loin de là, avec des molécules en musique, un agriculteur envoûte ses tomates et berce ses laitues. Tout débute à la fin du XXe siècle, quand un physicien excentrique décide de stimuler
des plantes et des animaux à partir de « protéidies », des mélodies issues de protéines. Naît alors la « génodique », une science encore controversée à ce jour.

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La peopolisation, un mot rongé par la racine

Au début des années 2000, en France, émerge le mot « peopolisation », tiré de l’expression people. Issu du pays où les anglicismes ne font pas peur, regard sur un néologisme qui s’implante de plus en plus dans le milieu politique.

Obama

L’équipe de rédacteurs discute de la thématique « peopolisation ». Les « p » se plient, se plissent, se perdent. La réviseure, toute novice, ne sait pas de quoi on parle. Et on placote, et on papote, et on parle politique… Est-ce que cette expression descend vraiment du mot people ? Comment ce mot peut-il bien s’écrire ? Voici un petit survol sur l’étymologie, les particularités et le sens du mot « peopolisation ».

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La culture du vedettariat

Un champ lexical ou pousse la variété

« Donc, que voulez-vous faire, au juste?
— Je le sais pas, […]. Si je le saurais, je serais pas ici. », répond Guillaume, un personnage obsédé par la gloire, dans le roman Quinze minutes de Patrick Senécal.

De nos jours, les gens comme Guillaume confondent la notoriété avec la popularité. Quand on s’interroge sur le vocabulaire du vedettariat, aucun consensus ne s’établit à propos des définitions. De plus, à l’ère d’une génération spontanée où naissent d’étranges célébrités, il devient difficile de les jauger. La vedette du XXIe siècle se conduit-elle comme une étoile filante?

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Des niveaux sur toutes les lèvres

L’expression au niveau de s’est répandue comme une traînée de poudre sur toutes les lèvres. Malheureusement, cette locution à la saveur du jour ne se « mesure » plus à des phrases qui peuvent « compter » sur elle.

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En campagne, pas de repos!

Ces temps-ci, nous sommes bel et bien en campagne! Mais dans ce cas-ci, il ne s’agit pas de la campagne où on écoute les oiseaux chanter, il s’agit de la campagne électorale où on écoute de drôles de moineaux nous seriner des promesses.

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